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Saison hiver et printemps 2012



Louis Gill

Art, politique, révolution

 Manifestes pour l'indépendance de l'art

 Borduas, Pellan, Dada, Breton, Rivera, Trotsky



Quels sont les liens entre l’indépendance de l’art, la politique et la révolution ? Louis Gill les explore à partir des différents manifestes qui ont fait leur marque et influencé leur époque, dont Refus global (1948), écrit politique fondateur du Québec moderne, rédigé par Paul-Émile Borduas, et Prisme d’yeux (1948), signé par un groupe d’artistes animés par Alfred Pellan.


Les manifestes québécois pour un art indépendant ne tombaient pas du ciel pour seule cause de Grande Noirceur. Ils ont été précédés par ceux du dadaïsme (1916-1922) et du surréalisme (1924 et 1930), par Pour un art révolutionnaire indépendant (1938) et par Rupture inaugurale (1947), qui a influencé la facture définitive de Refus global. À travers ces manifestes, Louis Gill montre comment la recherche de la libération de l’esprit comme fin en soi a fait place à la conviction de la nécessité d’une révo­lution de la société, comme condition de la liberté de la création artistique et de l’activité intellectuelle en général. Des activités qui ne sauraient être soumises au pouvoir étatique, comme en témoignent ces négations de l’art qu’ont été le « réalisme socialiste » stalinien et l’« art héroïque » hitlérien. L’art engagé n’est un art authen­tique que s’il est indépendant et libre de toute tutelle. 

« L’indépendance de l’art pour la révolution. La révolution pour la libération définitive de l’art ! » (Pour un art révolutionnaire indé­pendant), n’est-ce pas là une idée-force toujours d’actualité ?

71 photographies et illustrations

Louis Gill est économiste. Il est l’auteur de nombreux écrits sur la théorie économique marxiste, l’économie mondiale, l’analyse des crises, la dette publique, le partenariat social, le néolibéralisme et le syndicalisme.


Collection : M ouvements ; format poche ; 144 pages, 13,95 $ ; 13 € TTC

ISBN : 978-2-923986-21-0 (version imprimée) ; 978-2-923986-22-7 (PDF) ; 978-2-923986-23-4 (livrel)

 

 

Robert Cadotte

Lettre aux enseignantEs

L'école publique va mal ! Les solutions dont on ne veut pas parler


Véritable antidépresseur, ce livre tire un bilan d’une riche expérience en éducation en milieu défavorisé. Il met en évidence les discriminations sociales et économiques, analyse les taux d’échec et de décrochage scolaire importants, donne des explications à la fois historiques et contextuelles, conteste la prétendue « neutralité » de l’école et propose un changement dans la façon de faire et de concevoir l’éducation pour le bénéfice non seulement des enfants, mais de l’ensemble de la société. 


Ce plaidoyer s’adresse à toute personne intéressée à l’éducation et, plus particulièrement, aux enseignantEs qui veulent encore changer le monde même si, au cours des ans, on les a découragées de le faire. Il s’adresse aussi aux futures maîtresses d’école qui se sont engagées dans l’enseignement avec l’espoir de fournir un avenir meilleur à nos enfants, elles qui, trop souvent, quittent le métier dans les cinq premières années de son exercice. 


Écrit avec beaucoup d’humour et d’ironie, cet essai porte un espoir, celui de voir les maîtresses d’école s’attaquer au « désordre établi » dans le dessein de favoriser une majorité de la population plutôt qu’une minorité. 

 

Psychologue, Robert Cadotte est titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation. Il a été le fondateur et directeur du défunt Centre de formation sur l’enseignement en milieux défavorisés de l’UQAM, l’un des membres du groupe de recherche « La maîtresse d’école », com­missaire scolaire ainsi que président de la Commission pédagogique à la CSDM et du CLSC du quartier Hochelaga-Maisonneuve.


Collection : M obilisations ; format  15,34 x 22,86 cm ; 288 pages, 24,95 $ ;  28 € TTC

ISBN : 978-2-923986-14-2 (version imprimée) ; 978-2-923986-15-9 (PDF) ; 978-2-923986-16-6 (livrel)




Richard Poulin et Patrick Vassort (dir.)

Sexe, capitalisme et critique de la valeur

Pulsions, dominations, sadisme social

 

Pour Sade (1740-1814), l’homme a le droit de posséder autrui pour en jouir et satisfaire ses désirs ; les humains sont réduits à des objets, à des organes sexuels et, comme tout objet, ils sont interchan­­­gea­bles, par conséquent, ano­nymes, sans indivi­dualité propre. Ils sont instrumentalisés pour que le dominant puisse assouvir ses fan­tasmes d’asservissement. Sade annonce l’avènement de la société pro­duc­tiviste avec son organisation, ses représentations, ses symboles, ses différentes formes de rationalisation, c’est-à-dire une économie politique de la production corporelle, favorable à l’objectivation des femmes et à leur soumis­sion sexuelle, piliers de la modernité capitaliste. La recherche de normalisation (forme des corps, vêtements, imposition des codes de la pornographie, industrialisation, dans certains pays, de la prostitution, etc.) renforce non seulement la domination masculine, mais également celle du capitalisme.

« C’est la valeur qui fait l’homme », soutient Roswitha Scholz. Le capitalisme, c’est-à-dire le règne de la loi de la valeur, a donc un sexe. La société bourgeoise se fonde sur une dissociation entre la sphère de la production et celle de la reproduction (sphère publique versus sphère privée), tout au profit des hommes comme sexe dominant et du Capital. Le sadisme social con­centre certains des éléments constitutifs de la mar­chandise : aliénation, réification, dépossession et servi­tude, sur la base d’une violence sexuée qui rend pérenne les rapports de domination et de soumission. 

S’inscrivant dans le cadre de la Théorie critique de la valeur (Wertkritik ), Gérard Briche, Ronan David, Anselm Jappe, Robert Kurz, Nicolas Oblin, Roswitha Scholz et Johannes Vogele explorent les mécanismes actuels des dominations et proposent des pistes de réflexion, d’interrogations et d’analyses sortant des sentiers battus. 

Richard Poulin (Université d’Ottawa) et Patrick Vassort (Université de Caen) sont sociologues. Il sont respectivement rédacteurs des revues les Nouveaux Cahiers du socialisme et Illusio.


Collection Marxismes ; format 13,97 x 203,2 cm ; environ 192 pages ; 17,95 $ ; 20 € TTC

ISBN : 978-2-923986-04-3 (version imprimée) ; 978-2-923986-17-3 (PDF) ; 978-2-923986-18-0 (livrel)




Wilhelm Reich

Sexualité, marxisme et psychanalyse

 Avant-propos de Thierry Simonelli



 

Au moment où jamais dans l’histoire avons-nous assisté à une aussi intense marchandisation de la sexualité et des corps, principalement féminins, mais aussi enfantins, il importe de réfléchir sur les mécanismes de soumission mis en œuvre par le capitalisme dans le domaine de la sexualité. Cette marchandisation induit des transformations qui impli­quent un changement profond du vécu personnel de l’individu. D’où l’intérêt de la publication de cet essai qui regroupe deux textes importants écrits par Wilhelm Reich (1897-1957) concernant les rapports entre le marxisme et la psychanalyse, ainsi que les liens entre la psychanalyse et la lutte des classes.

Si le marxisme, en tant que méthode d’investigation, s’inté­resse aux phénomènes sociaux, pour sa part, la psychanalyse explore les phéno­mènes psychiques qui se produisent dans une société donnée. Elle met à nu la contradiction sociale au sein même de l’individu, tandis que le marxisme dévoile les contradictions au sein des sociétés. En ce sens, malgré des niveaux d’analyses différents, ces deux méthodes d’approche du réel peuvent se féconder mutuellement. L’exploration de Reich est plus qu’utile pour nous aider à décrypter, tant au niveau social qu’individuel, la sexualisation actuelle des sociétés. 

Wilhelm Reich est l’un des fondateurs du freudo-marxisme. Son œuvre a influencé plusieurs générations de psychanalystes et de radicaux.

Thierry Simonelli, qui signe l’avant-propos, tra­vaille comme psychanalyste au Luxembourg. Il a publié Lacan, essai de cri­tique intérieure (Cerf, 2000), Günther Anders. De la désuétude de l’homme (Jasmin, 2004), Les premières métapsychologies de Freud, 1891-1896 (Liber, 2010).

Collection : M arxismes ; format poche ; 176 pages ; 13,95 $ ; 13 € TTC

ISBN : 978-2-923986-03-6 (version imprimée) ; 978-2-923986-17-3 (PDF) ; 978-2-923986-18-0 (livrel)



Louis Gill

La crise financière et monétaire mondiale

 Endettement, spéculation, austérité

 2e édition actualisée, revue et augmentée



 

En réaction à la crise financière, les gouvernements ont mis en œuvre des programmes de relance économique et des mesures de sauvetage d’établissements financiers et de grandes entreprises industrielles. Cela a gonflé leurs dépenses, alors que leurs recettes étaient diminuées par leurs politiques de réduction des impôts des plus riches et des entreprises. Un fort accroissement de l’endettement public en a résulté, ce qui a acculé des pays à une crise de la dette souveraine et menacé les banques créancières.

À peine sauvés de la faillite par les États, de grands établissements financiers ont spéculé contre certains d’entre eux, aggravant le poids du financement de leur dette et les menaçant de défaut de paiement. Des plans d’austérité draconiens ont été adoptés par de nombreux gouvernements pour « rassurer les marchés ». Les services publics de santé et d’éducation sont sous attaque. Les pensions de retraite sont dévalorisées. Le chômage atteint des sommets, le pouvoir d’achat est en baisse. La vaste majorité de la population se voit contrainte de payer la note d’une gestion financière spéculative profitant à une infime minorité. L’enjeu : quelle riposte envisager ? 

Ce livre propose une analyse accessible et éclairante des rouages de l’économie financière.

Professeur retraité du département de sciences économiques de l’UQAM, Louis Gill a publié plusieurs ouvrages sur la théorie économique marxiste, l’économie internationale, l’économie de la dette, le partenariat social et le néolibéralisme. Il a également publié des livres et des articles sur le syndicalisme et les processus sociaux contemporains. 

Collection : M obilisations ; format poche ; 176 pages ; 12,95 $ ; 12 € TTC

ISBN : 978-2-923986-24-1 (version imprimée) ; 978-2-923986-25-8 (PDF) ; 978-2-923986-18-0 (livrel)



Bernard Élie et Claude Vaillancourt (coord.)

Sortir de l'économie du désastre

 Austérité, inégalités, résistances


 Un livre du Réseau pour un discours alternatif sur l'économie

 

Inspirés par leurs conseillers économiques, les gouvernements adoptent des politiques qui mènent à un ensemble de désastres : crises successives, spéculations, chômage, plans d’austérité, catastrophes écologiques, croissance des inégalités et des pauvretés. Pourtant, il est possible de concevoir l’économie autrement et d’envisager des solutions beaucoup plus avantageuses pour la majorité de la population. 

Afin d’y parvenir, il faut remettre en question les dogmes du néo­libéralisme largement diffusés dans les grands médias et répétés comme un mantra par les politiciens. Ce livre se veut un outil pour contrer le discours économique dominant. Il en déconstruit les idées sur des sujets aussi fondamentaux que le rôle de l’État, la financiarisation, la tarification, la dette souveraine, le libre-échange, les retraites, les baisses d’impôts, l’iniquité salariale, la gestion des ressources et du territoire. 

Dans des chapitres clairs et accessibles, des spécialistes analysent les grands enjeux contemporains et lancent des propositions à la fois concrètes et réalisables permettrant d’éviter le piège de l’austérité et d’entrevoir un monde plus égalitaire. Les lecteurs et lectrices de ce livre ont ainsi à leur portée une riche argumentation, des idées audacieuses qui font la preuve qu’un avenir meilleur peut et doit s’envisager hors de la soumission aux diktats de la finance et des marchés. 

Avec des contributions de Pierre Beaulne, Bernard Élie, Louis Gill, Philippe Hurteau, Josée Lamoureux, Michel Lizée, Sylvie Morel, Normand Mousseau, Ruth Rose, Vincent van Schendel et Claude Vaillancourt. 

Bernard Élie est économiste et professeur associé à l’UQAM. Claude Vaillancourt enseigne au Collège André-Grasset et copréside ATTAC-Québec.

Collection : M obilisations ; format poche ; prix à déterminer

ISBN : 978-2-923986-27-2 (version imprimée) ; 978-2-923986-28-9 (PDF) ; 978-2-923986-29-6 (livrel)


François Saillant

Le radical de velours

Parcours militant


 

Depuis plus de trente ans, le nom François Saillant est associé aux luttes pour le droit au logement et pour la justice sociale. Figure publique, contestataire d’un ordre établi injuste, pourfendeur de la pauvreté et des inégalités sociales qui ne cessent de croître, militant de différentes causes, François Saillant c’est une vie passionnante et passionnée, riche de rencontres avec des personnes qui veulent changer la société et de confrontations avec celles qui ont la prétention de diriger le pays au nom des citoyennes et des citoyens.

Le radical de velours décrit un parcours de vie, de l’enfance dans le quartier populaire de Saint-Sauveur, à Québec, à un engagement profond dans le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et dans une variété d’autres causes sociales et politiques. François Saillant décrit et explique les nombreuses batailles menées sur l’enjeu du logement, contre la pauvreté et pour la redistribution de la richesse ou encore pour la reconnaissance des droits des nations autochtones. Il fait état des victoires comme des défaites, des bons coups comme des moins bons. Et il en tire certaines leçons. 

Le radical de velours relate également avec un regard critique ses engagements politiques, du Parti Québécois au groupe marxiste-léniniste En Lutte et à Québec solidaire qu’il a contribué à fonder et où il continue à militer.

Ce récit n’est donc pas, à proprement parler, une autobiographie, c’est avant tout un travail de mémoire en faveur des luttes des plus démuniEs de notre société.

« Le militantisme ne m’a pas rendu malheureux, assure François Saillant. Il est au contraire l’un des éléments qui m’ont permis d’avoir une vie que je considère plus que satisfaisante. Elle n’aurait bien sûr pas été aussi belle sans l’amour, les amitiés, les plaisirs, passagers ou plus durables, les joies, petites ou grandes. Il m’aurait toutefois manqué quelque chose si je n’avais pas eu cet appétit insatiable de changer le monde, de changer la vie, qui me pousse encore aujourd’hui à continuer. » Un récit plein d’espoir…


Collection Militantismes ; format 13,97 x 203,2 cm ; 192 pages ; 17,95 $ ; 20 € TTC

ISBN : 978-2-923986-30-2 (version imprimée) ; 978-2-923986-31-9 (PDF) ; 978-2-923986-32-6 (livrel)




Serge Roy

Fonction publique menacée

Le néolibéralisme à l'assaut des services publics, 1981-2011


Quels sont les liens entre les ponts qui s’écroulent, la corruption endémique, la sous-traitance, les coupes dans l’assistance sociale, le bradage des services de l’État à l’entreprise privée, le pelletage de responsabilités aux municipalités, la dégradation des services aux citoyennes et les politiques néolibérales mises en œuvre depuis une trentaine d’années ? Si les gens sont au fait de certains des effets des politiques néolibérales sur les réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation, peu connaissent ceux sur les services qui relèvent de la fonction publique. Les informations colligées par Serge Roy, qui a été fonctionnaire pendant plus de 30 ans, font dresser les cheveux sur la tête. Non seulement nous informe-t-il amplement sur l’ensemble des mesures prises et sur leurs conséquences, mais il montre, en outre, que la stratégie de ceux qui détiennent le pouvoir économique et politique engendre des catastrophes.

« Paresse, incompétence, coûts élevés », on ne cesse de dénigrer les fonction­naires, ce qui permet aux différents gouvernements, libéraux comme péquistes, de légitimer leurs coupes sombres dans les budgets, de baisser, de geler ou d’accorder des augmentations de salaires dérisoires, souvent moindres que l’inflation, de dégrader les conditions de travail, de réduire le personnel, d’enclencher des programmes de « réingénierie » au profit du privé, bref de miner les services à la population, ce qui a de nombreuses conséquences délétères, y compris en ce qui a trait à la sécurité des citoyennnes. 

Selon Serge Roy, les politiques néolibérales mettent en péril la notion même de service public et étiolent la démocratie. Pour faire contrepoids au pouvoir des multinationales, des investisseurs-spéculateurs et des financiers, la fonction publique doit non seulement être maintenue, mais renforcée. Il faut, argumente-t-il, créer un rapport de force permettant d’en prendre collectivement le contrôle ainsi que de la démocratiser.

Candidat de Québec solidaire dans la circonscription de Taschereau, Serge Roy a été, de 1996 à 2001, le président national du Syndicat de la fonction publique du Québec, puis il a présidé, de 2001 à 2007, l’Association québécoise pour un contrat mondial de l’eau. Il est également l’un des fondateurs du premier Comité populaire du quartier Saint-Jean-Baptiste, du journal Droit de parole et de Radio Basse-Ville.

Collection Mobilisations ; format 6 x 9 pouces ; 208 pages ; 21,95 $ ; 24 € TTC

ISBN : 978-2-923986-36-4 (version imprimée) ; 978-2-923986-37-1 (PDF) ; 978-2-923986-38-8 (livrel)